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vendredi 16 janvier 2015

Paysages écrits et La bascule des chevaux






Surpris au matin d'être au sommaire de Paysages écrits n° 23. Samuel Dudouit a reçu et lu La bascule des chevaux. Il en parle comme je ne saurai jamais faire. 
 

Je ne saurai bouter non plus la référence, on me pardonnera (ou pas) : « Il y a toujours quelqu’un qui part » dit Cédric Bernard. Ce quelqu’un, c’est l’atome de base, la particule élémentaire du manège. Ni nom, ni visage, ni qualités : quelqu’un, une présence (même bouffée par sa gangrène intérieure), une station du lieu en lui-même, une expérience d’être pas encore étouffée. Quelqu’un : la chose dont on (la société, évidemment, mais en chacun de nous à chaque instant) ne peut faire autrement que d’avoir à se débarrasser. Artaud encore : « La vie c’est toujours la mort de quelqu’un ». La voix qui parle dans La bascule des chevaux est celle de quelqu’un qui raconte une mort en vie et qui cherche à s’en lever. L’écriture, parfois, d’où qu’elle vienne, est la seule chose qui puisse dire sans fausseté : lève-toi et marche ! »

Le résultat est en ligne.
Cela me décontenance et me déplace.


Ainsi au sommaire de la revue, ce qui est le plus important :

296 pages.
sous une couverture de Sanda Voïca


Sommaire :
Pierre VANDREPOTE : « Carnet andalou » ; pp. 6-23.
Andrea NOCCHIA : Photographies ; pp. 24-30.
Werner LAMBERSY : « Escaut », Poèmes inédits ; pp. 31-44.
Corinne LE LEPVRIER : Poème et photos ; pp. 45-47.
Laurent FOURCAUT : Sonnets ; pp. 48-49.
Yannick TORLINI : « Seulement la langue seulement » ; pp. 50-65.
Pascal BOULANGER : « Jamais ne dors » (extrait) ; pp. 66-70.
Stéphane POIRIER : Photographies ; pp.71-80.
Jérôme LETOURNEUR : Textes ; pp.81-89.
Frédéric LEFEBVRE : « Les bâtisseurs » (extrait), Photographies ; pp. 90-99.
Hélène SORIS : Poème ; p. 100.
Amina DAMERDJI : Poème ; p. 101.
Stéphanie MARINI : Prose ; p.102-103.
Mickaël BERDUGO : Poèmes ; pp. 104-107.
Ghislaine LEJARD : Photographies et textes ; pp. 108-114.
Philippe BERGER : « Vitrines » ; pp. 115-122.
Antonella FIORI : Textes ; pp. 123-125.
Jean-Paul GAVARD-PERRET : « Porcs épiques » ; p. 126.
Thomas CHALINE : Poèmes ; pp.127-130.
Martine CROS : réponse à l’enquête et Poème : pp. 131-135.
Gaël PIETQUIN et Jo HUBERT : « Proie autant que pluie » ; pp. 136-153.
Sylvie DURBEC : Textes ; pp. 154-161.
Muriel COUTEAU MAUGER : « Jeff » ; pp. 162-163.
Eric DUBOIS : Poème ; pp. 164-165.
Jules MASSON-MUREY : Textes; pp. 166-169.
Julien BOUTREUX : Poèmes ; pp. 170-172.
Michel POUVREAU : Poèmes ; pp.173-176.
Raymond PENBLANC : « L’Atelier du peintre » ; pp. 177-178.
Nathan R. GRISON et Laurent GRISON : « Figures de neige » ; pp. 179-187.
Denis EMORINE : Poème ; p. 188.
Franck COTTET : « Au fond de la nuit » ; pp. 189-197.
DES PAYS EN POÉSIE : Roumanie (3) :
Clelia IFRIM : Poèmes ; trad. : Nicole Pottier ; pp. 198-205.
Fabienne ROITEL : Poèmes ; pp. 206-207.
Serpil ÇÖKELIK : Poèmes ; pp. 208-209.
Octavian PALER ; « Définitions » ; trad. : V. Popescu et N. Pottier ; pp.210 -215.
Roland CORNTHWAITE : Poèmes ; pp. 216-220.
Cédric LANDRI : Poèmes ; pp. 221-223.
Jacques SICARD : Notes cinématographiques ; pp. 224-227.


EXPOSITION :
François LAPOUGE ; Peintures et infographies ; pp. 228-237.
Nicole POTTIER : « Pèlerinage » (1) ; pp. 238-243.
NOTES DE LECTURE SUR : 244-250.
Gwen GARNIER-DUGUY, Danse sur le territoire (par Pascal Boulanger) ; pp. 244-245.
Jean-Claude Albert COIFFARD, Eclats de vers (par Ghislaine Lejard) ; p. 246.
Erri DE LUCA, Aller simple, Jacques JOSSE, Morts anonymes, in Sarrazine n°13., Danielle AUBY, Brumes sur le détroit (par Marie-Hélène Prouteau) ; pp. 247-250.


NOUS AVONS REÇU : 251-278.
Mathilde VISCHER : Lisières (S.V.) ; pp. 251-254.
Vincent MOTARD-AVARGUES : Recul du trait de côte (S.V.) ; pp. 255-260.
Sabine NORMAND : Vivant parmi les vivants (S.V.) ; pp. 261-263.
Patrice MALTAVERNE, Lettre à l’absence (S.D.) ; pp. 264-265.
Cédric BERNARD, La bascule des chevaux (S.D.) ; pp. 266-267.
Yves BARRE, Etat de chaises (S.D.) ; p. 268.
Patricia CASTEX MENIER : Rimbaud design (S.V.) ; pp. 269-271.
SOLIRENNE : Médéa copyright suivi de Hallali Guermantes (S.V.) ; pp. 272-273.
Hughes LABRUSSE : Rien noir, livre par Wanda Mihuleac ; pp. 274-276.
Jérôme PERGOLESI, Le peuple des yeux (S.D.) ; pp. 277-278.


REVUE DES REVUES :
Aka 3 et 4 (S.V.) ; pp. 279-281 ; Traction Brabant n° 60 (S.D.) p. 282.
NOTICES BIO-BIBLIOGRAPHIQUES : pp. 283-296.


merci immense, à tantôt


 ps : S'il est l'envie, des exemplaires de La bascule des chevaux sont toujours dispo (envoyez un mail).



 

mardi 8 juillet 2014

La bascule des chevaux en vacances




 rappel : des exemplaires de La bascule des chevaux sont disponibles en commande via mail. (8,02 euros frais de port non inclus)







samedi 15 mars 2014

La bascule des chevaux vous salue




Parution ce jour sous l'égide de mgv2>publishing et la direction de Walter Ruhlmann de 

La Bascule des chevaux






dont vous avez pu suivre le chemin ici il y a plusieurs mois


Ont contribué :

Patrice Maltaverne pour l'introduction
Gilbert Pinna pour l'illustration de couverture

Mes plus chauds remerciements et amitiés à chacun d'eux (ce qui restera toujours une fade formule pour transcrire ma gratitude),


L'ouvrage (30 p) est disponible au prix de 8,02 e

en commande sur Lulu.com

ou en me contactant tantôt



jeudi 20 juin 2013

De la bascule des chevaux # 26

 

 
tu soulèves son corps pour lever le soleil comme on fait à cette heure là tu portes de la vie ta vie au bout des bras à bout de bras on a toujours le souffle coupé c'est un feu qui brûle un crâne qui crame et les entrailles ça ne recommence pas ça commence chaque jour même si on ne se tient pas la main il faut bien la lâcher on en aura soulever des nuages sans poussières pendant quelques mois à basculer sur des chevaux bancales des conversations bacchanales on n'en fera pas l'annale reste encore quelques miettes à épousseter et des diètes à épouser il va falloir descendre du grenier le vieux cheval qui t'attend qui l'attend pour basculer je l'entends qui grince et pas des dents elles ont été assez serrées comme ça jeter le chiffon par dessus l'éponge un peu de peinture peut-être c'est qu'on en passe du temps sur les couleurs puis avant arrière d'avant en arrière les pas ne laisseront pas de côté maintenant qu'on sait les pas de travers et les côte à côte tu vas pouvoir t'occuper de tes fleurs ici il reste le jardin qui a oublié les moteurs reste le plein d'essences qui nous monte au nez dis tu le sens au vent en avant en arrière avant arrière avant avant


 

mercredi 19 juin 2013

De la bascule des chevaux # 25


 
on s'appelle s'entend mieux se dit moins je t'aime moins qu'on embrasse nos femmes nos gosses de ce que j'en sais rien ça n'a pas changé enfin ça le reste le tanin le dépôt de pâte la levure la bouche-champignon rincée au fongicide a fait grincer les étages gris jusqu'au jaune foie les portes qui claquent des dents t'en reviens même à assurer mes questions rassurer du moi de moi en reviens même à ne pas jouer mon père on s'entend lequel on s'appelle tu me dis suis sorti dis-moi t'en es sorti dix minutes de l'heure même clope même endroit à causer des revers et des vestes le costume du jour dans sa robe météo logique logés à la presque même enseigne y'a pas vraiment de pignon sur rue tant qu'y a les rus qui courent on peut bien boire de l'eau tant qu'à voir la paix des chiens avoir la paix des chiens des pets dans l'air on peut se passer d'autres choses à autres choses entre autre on se lève seul comme des soleils mais comme lui c'est toujours bien de pouvoir s'adosser et pas qu'aux murs qu'aux dos aux murs c'est bien dans le noir qu'on s'éclaire et le jour qu'on ne croit pas


  

mardi 18 juin 2013

De la bascule des chevaux # 24




rentré repos sais pas comment entrer et ressortir la tête convalescence de la folie tu n'étais que de passage comme nos chiens dans la conversation tu lèves le voile de la brume matinale on sait qu'elle tombe le soir pourtant rentré en soi mieux dehors le temps la voix se réchauffe température du pavillon on s'entend mieux t'écoutes tu t'écoutes martèles un peu en tête entêté et tu me racontes nos discussions réédites radotes rabotes les dernières semaines renais à toi-même à travers ta petite qui redonne vie sa vision fossettes ta vie ta vision à travers ses yeux plus nets que ceux des culs de bouteilles prêt à tronquer les cristaux de tranxène contre le baclofène cure des cures sinécure de dernière chance de énième chance énième combat les mains pleines cette fois pas que toi à porter pas que toi à la porte qui cogne s'encogne se colle même prêt à causer du temps la pluie la lourdeur la torpeur les autres températures de la légèreté les chiens le jardin ce pinson pérenne qui assista à toute la scène tu remontes dis tu remontes


 

mardi 4 juin 2013

De la bascule des chevaux # 23




je soulève la page blanche du jour par le coin de l’œil elle porte les traces des ratures des jours passés les ampoules des efforts intestinaux les rides de la fatigue les plaies roses des brûlures en réhabilitations et le ciel se chiffonne la terre a du mal mais la terre résorbe comme un nouveau jour on est assis sur la veille balançant d'une fesse à l'autre angoisseux de la force de ce qui veut sortir angoissé de se dresser vers ce qui arrive mais pas les vers encore pas les vers cette fois encore je t'ai laissé respirer je reprends mon souffle aussi quoiqu'on ait pas exactement le même air pourtant les deux redeviennent réguliers reviennent réguliers prendre donner avoir du temps plutôt que des avoirs de temps à ne plus dépenser au trop tard et le ciel se chiffonne mais on ne le jette pas conserver garder partager à qui mieux mieux à qui mieux peut pour s'aider et ça vaut le coup dans la gueule du moment qu'on tend le cou qu'on arrive à tendre toujours un peu le cou entre les épaules rentrées même les printemps tardifs démarrent


 

vendredi 24 mai 2013

De la bascule des chevaux # 22



 
j'y repense j'y repasse ta voix valium dans ma tête je crois c'est ça t'es un mois de mai un mois qui se met se démet griserie éclaircie pluie glacée liqueur on the rock sueur chaude suée froide froncement de ciel résonance diluvienne programmation d'imprévisions qui font pousser la vie qui poussent la vie mais vers où t'as voulu baiser la bouteille la pénétrer de la langue la bite t'es aperçu qu'avec la taille du goulot c'est toi qui te faisait baiser encore encore tu sembles rationaliser nationaliser la pensée penser par rations de survie à la main la prescription de ta thérapie familiale tout seul à la main les composants chimiques de ta décomposition à l'amende les notes désenchantées de ta voix écartelée qui cherchent à cacher me cacher t'oublies les heures de fil je comprends je crois le croassement la protection d'eux de toi de moi faux fils quand tu t'amorces quand tu amorces l'aller-détour du fils prodigue pudding amalgame de tranches rassies rances et ses fruits déconfits tout à rassembler j'ai envie de te dire ça va aller mais sait-on où jusqu'où


 

De la bascule des chevaux # 21


 
pas de place plus de place plusse de place il faut la trouver tu vides les choses tu essaies veux roules encore la bosse arrondis le dos bosses bosse bosse sur la route la voix du corps faible la voix du cœur faible pudique tellement déjà organisé presque dans les trous nids de poule cahots à prévoir subir perturbations dans le calvaire et ses secousses finalement ça se passera à l'ouest et train voiture ville ville refuge camp retranché trois jours trois rendez-vous avec la souche la perche redressement du tronc tes yeux hagards semblent savoir où regarder tu me racontes vite de ta voix valium ta voix de pain pas cuit on ne se verra pas tu ne veux pas tu n'allais même pas appeler tu ne veux pas demander des points à régler des poings à régler t'es moche tu dis à voir ce soir tu me dis ton arrivée tu me dis ta fausse sécurité parce que vrai tu dois te protéger tenir c'est un onze le nombre cette fois c'est onze que le foie doit tenir puis la cure la curée du corps du crâne tu me diras ton arrivée tu penses quand même au pinson chiens chat femme enfant dis-moi putain le train part tôt ce matin sans se voir


 

jeudi 23 mai 2013

De la bascule des chevaux # 20




une deux tranches de jour entre deux faux-filets de nuit la tronche sans appel sans nouvelles de ta tronche c'est parti ça doit être et ta tronche retournée sérigraphie intérieure ton pif ta bouche tes joues tes yeux à rentrer dans ton visage de vouloir sortir comme tes muscles ce qu'il reste tes nerfs jusqu'à la chair bandés tous bandés aveuglés jusqu'à t'aveugler le traitement la main du drap pour te serrer les doigts tu subis ça doit bien valoir la torsion mentale complément alimentaire d'oligos élémentaux eau feu terre air terreurs nos sœurs le revoilà le bal des noces j'imagine je suppose je suppute je suis pute du temps j'attends une deux deux trois tranches de jour entre deux grillades de nuit la tronche sans appel sans nouvelles de ta tronche j'espère bec et ongles la déchirure d'avec toi la brûlure à plein régime le régime sans cocktail le régime sous cocktail le régiment des cellules qui déflagre au front décharge ton front de tes ordures retourne laboure ta gueule de déchet pour y faire pousser autre chose vois-tu de ta fenêtre le jour fait enfin germer quelques graines de bleu sur la terre du ciel


 

mardi 21 mai 2013

De la bascule des chevaux # 19




tu es arrivé tu n'y es pas arrivé pas encore mais tu es arrivé pas ici tant pis le dernier cigare le dernier quart ça a été le front direct qu'en est-il on n'en sait y es-tu y es-tu encore il faudrait il faut ce sera après ce sera l'après on verra on fumera on aura le temps tu sais même clope même endroit j'ai attendu tard j'ai tendu le jour jusqu'à mi-nuit jusqu'à sa mie noire puis quand elle fut jetée le nouveau jour découpé elle m'a dit elle m'a vu elle m'a dit que ton frère t'avait conduit d'une traite que tu avais dormi elle tiendrait au courant elle tient le courant tu vois t'es pas seul en barque embarqué dans le déboire et j'inquiète et j'espère mais pas ce soir même clope même endroit je t'appelle demain je l'appelle demain un peu savoir être un peu savant de ton mal être un peu mal ami et partager comme on découpe les jours si c'est reparti ta gueule près du chien la douille la douleur les coups dedans ton arc-bouture ton arc de cercle tes chiens de fusil dans le lit chaud et froid en même temps valium tranxène anti-untel anti-toi qu'on te récupère que tu te repères et te récupères vas-y maintenant que t'as le couteau opère


 

lundi 20 mai 2013

De la bascule des chevaux # 18


 
tu lèves le jour sur la longue nuit lui projettes encore quelques heures de répit quelques heurts à lui cogner les genoux sur les meubles les trottoirs lui laisse encore quelques heures à te regarder à travers le fond de la bouteille c'est la route ce jour pour le front et ce soir le dernier quart demain on force les portes tu t'amènes et j't'emmène demain titiller les lignes forcer les lignes et t'enfermer te fermer pour mieux cracher ton goulot tu remontes en te démontant faut être prêt pour le front tu remontes en descendant pour être sûr en attendant je ne suis pas sûr de ta route elle est muette moulée dans son silence de goudron des plumes plein la bouche dans la ouate de ta bouche pâteuse patinée d'eau de fausse vie d'eau de feu froid il y en aura pour demain il faut avaler encore pour pouvoir davantage déglutir davantage régurgiter sur le pendant sur l'avant et peut-être après après on verra demain on charge à deux mais d'abord ce soir ce soir on se fumera les deux cigares qui nous attendent avec le banc mais d'abord ce soir le dernier quart


 


 

De la bascule des chevaux # 17



 
tu soulèves ta bouteille comme si elle contenait la vie la vie comme un long fleuve tranquille sertie dans une bouteille tu lèves ta vie comme on se cache derrière une vitre tu refuses d'affronter les morts la mort et tu brandis la tienne fier sertie dans sa bouteille ce n'est que se laisser porter par un courant absent en regardant au dehors la pluie qui tombe et crée le véritable courant qu'on suit laisse filer combat contre-carre assurer assumer sa barre elle est là ta souffrance elle est là comme celle des autres elle est dans ta contradiction la souffrance ce n'est rien d'autre que de la contradiction ce que j'en sais ce que j'en sais rien comme de la vie on ne fait que des sauts de puces ces balançoires désossées d'un cimetière à un autre jardin pour un autre rire une autre joie une autre peine et est-ce que ça vaut le coup ce n'est que des sauts de puces je le referai on avance à petits pas deux pas en avant un en arrière on gère digère on oublie rien et tout passe je le referai avec des morceaux de fracasse des bouts de carcasse tout sur lequel on appuie et qui avancent et qui avancent par sauts de puce du bout du pouce à bout de bras


 

vendredi 17 mai 2013

De la bascule des chevaux # 16



 
elle soulève pour toi une montagne immense invisible invincible érodée d'amour elle soulève ton corps de ton lit de rue ton ru de macadam te sortir de tes beaux draps pour des draps propres reconnaît qu'elle aura relevé bien plus que ta bite déridée sa réponse à tes mots et tes maux c'est qu'on est quelques-uns à causer en silence et cent patiences sa réponse silencieuse en contactant ton frère en contractant l'interne la clef dans le contact ça redémarre le prochain champ de bataille plus au nord le front se déplace plus haut dans les terres plus haut vers le ciel l'éclaircie dans le gris tu te souviens le gris avec du rose et du vert du vert-de-gris c'est par ici ton psy et la guerre la colonne se redresse la colonne redémarre et deux mois deviennent deux jours et pendant quelques jours on avisera avec toi un toit le mien le tien un autre guerre éclair ça s'accélère il y a de la place pour toi un coin de fauteuil une couverture en bons chiens on crachera des bouts de nuages de nos gueules d'orages


 

jeudi 16 mai 2013

De la bascule des chevaux # 15



 
j'ai eu des nouvelles de ton répondeur là pour le moment car tu n'étais pas là à l'effort à l'affront au front comme un moineau dans l'hiver qui gonfle ses plumes comme un morné qui gonfle son orgueil dans son simili-cuir ce même mouvement à rentrer dans ses plumes à rentrer dans les plumes à s'imperméabiliser trucher un peu sa minceur sa pauvreté vaincre d'effets l'effort l'affront le front allongé debout dans le carrosse aux roues en culs de bouteille roulant droit vers le fond qui amène te ramène quand tu roules sur le bord de la route tes chevaux écroulés sur le trottoir tes chevaux à brouter trottoir et toi poussière de rentrer dans les auberges sans passer le relais tu radotes je répète tu répètes je radote un peu être quitte sans se quitter creuser l'écart tellement raser l’écartèlement garder le rythme jusqu'à tourner rond tourner en rond jusque dans le mot exode arrondie épisode périodique saignement masculin interne continue continue on continue ce soir ami amibe ma tournée je relève les nouvelles en me demandant ce qu'il y aura dans les mâchoires ce qu'il y aura dans le piège


 

mercredi 15 mai 2013

De la bascule des chevaux # 14



 
tu lèves ton fuseau de chaleur à la bouche ta fusée à avaler des soleils et cracher des halos de lune du bout des lèvres pas la lune ça se crache pas la lune ça se décroche ça te crochète la serrure de ta nuit s'installe t'arrache tu crois avoir rouler tes feuilles brunes d'automnes tes feuilles mortes et fier tu les fumes comme le printemps de ton temps ton renouveau de vieux garçon de vieux gars t'oublie jeune père vieux père ou t'oublie pas justement écartelé martelé entre trois temps tu tentes d'élaguer d'en abattre y voir clair et valser la bouteille en marteau sur ton crâne qui s'émiette n'oublie pas qui passe qui passe le ménage n'oublie pas de la ménager un peu elle aussi passe son temps passe l'épreuve une autre copie mais bûche et se scie aussi l'air de rien avec et sans toi l'air de rien pas pour rien oui l'ère de deux mois l'ère d'un toi d'entre deux toits et deux mois à tenir à tenir à toi sans toi si j'te le dis si t'enfumes ta vie c'est qu'il y a la sienne aussi et si j'te le dis c'est pas par envie mon ami j'te le dois crois-tu que le pinson sera là à l'été mon ami je serai là même clope même endroit


 

mardi 14 mai 2013

De la bascule des chevaux # 13

  
  
  
tu as levé le lièvre demandé comment je fais comment je fais comme je sais je sais pas trop je suis malade à ma manière un mur de gueule la gueule face au mur contre le mur et des colères comme les tiennes des colères qui tiennent qui écrasent bien mûres et s'étalent lentement se détachent et tâchent les vêtements gouttent sur les vêtements des autres les manteaux des autres les mensonges des autres qui n'en sont pas ou pas encore le seront on serre panse cautérise et se consume décosse se brûle à en causer la stature en statue on la voit salue parfois puis fait comme si elle n'était pas là tu sais la négation de la place occupée la place bousculée niée et toi accueillir tout ça recueillir tout ça avec le sourire ouvrir la porte de ton monde ton monde émondé ton monde qui n'est plus le tien sur lequel tu n'as plus la main plus de mains plus de bouche parce que t'as rien à dire tu connais comment je fais je fais comme peux je fais pas j'abnégue porte supporte le legs sinon ce n'est plus eux c'est moi ceux qui paient font toujours payer et je passe à la caisse -classe – je fais comme toi même si parfois je ferai bien un peu plus comme toi
  
  
  

De la bascule des chevaux # 12



 
tu soulèves un rayon de verre qui se reflète tu soulèves un verre de lumière serti de soleil tu essaies de dessiner c'est difficile de dessiner une bouteille c'est difficile les desseins d'une bouteille ça va ça va à peu près et les analyses et l'analyse de la situation et le sang et les pensées qui coulent de ta bouche à tes veines de tes veines à ta voix quelque chose comme ça à peu près on va dire que on dira que t'as raté une marche de l'escalier en remontant que c'était pour ça le remontant que tu descends que tu crois mais qui te descend mais tu vois clair de claire voix tu dis que tu vois clair et je crois et ce palier ou cette porte vers laquelle tu te portes et deux mois et deux toi à gérer digérer jusque là comme un sursis une prison une absence volontaire et ensemble on y va mais toi d'abord bien sûr c'est la première fois qu'on aborde ta mort ensemble en s'en marrant ensemble je veux dire ce faisant même ce projet stipule que tu dois être vivant et moi ça me va puis entre les deux on verra entre deux on serrera les fesses des jours pendant les nuits


 

lundi 13 mai 2013

De la bascule des chevaux # 11



 
tu lèves ton verre comme on brandit la victoire de sa défaite tu trônes couché tu trônes avachi vache si vache avec toi tu brandis en baissant les bras sans plus de courage que je n'en ai pour te raconter la journée pourtant tu sais je l'ai touché l'inviolabilité et son putain de mot son putain de silence tu sais comment c'est dans ces cas-là les cases qui tournent et les visages grimaçants du carrousel tout autant rupestres que burlesques et droit au micro et debout au micro et ma face en face le bruit du silence qui efface les sons des autres le bruit de mon silence dans leur bouche et leur impuissance et les mots amour famille respect et leurs avatars et leurs avaries debout je te dis toute la journée durant et le menton triomphant non pas d'eux mais de moi-même et sans ouvrir ma gueule je l'ai levé avec le poids de sa palpabilité qui appesantit l'autour et je sais bien quand même ce qu'il y avait derrière les yeux et nous savons très bien mais ils se sont baissés et ce n'était pas les miens qui se cachaient tandis que dans d'autres ils rayonnaient et ce fut dur tu sais et ce fut liberté


 

De la bascule des chevaux # 10



 
le jour ne se lèvera pas aujourd'hui je veux dire ne pointera pas sa gueule ciselée de rayons et de sourires tandis que je lave celle de la veille la gueule je veux dire et la nuit avec comment vont tes cellules dans le bordel de ton corps comment va ton corps dans le bordel de ta cellule tu crois que tu jouis du jour crois-tu que tu jouis le jour tu esquives tu éludes tu dilues c'est que tu les arroses tes fleurs tu sais que je te les ferai bien bouffer tu sais mon ami mais debout c'est trop facile par la racine et la tête d'abord c'est trop facile de cramer les deux bouts de chercher le lion par la dent de chercher le pissenlit en jouant les lions je serai quand même un con plaisant si je te disais pas ta complaisance mais tu m'auras pas comme ça c'est trop facile se cogner tête à tête avec les autres les renvoyer dans les cordes semer le désordre et dedans toi et dehors tu peux tourner je vais pas détourner les yeux comme l’œil de ce jour gris prêt à recevoir ta griserie bien que le jour n'en a rien à foutre il a son propre foutre à disperser tu me baiseras pas comme ça je veux dire ta colère de toi me baisera pas comme ça ce soir serai là