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vendredi 4 octobre 2013

Text-urée # 3



les temps lépreux accumulent
les suées des hommes environ
les pesanteurs atmosphériques
les transpirations moites et in-
-quiètes les temps lépreux
accumulent engrangent débris
rétrocédés lambeaux anémiés
rognures d'angles arrachés puis
encore tant que tant qu'à
même le jour s'incline de faix
jusqu'à ce que tantôt tel orage
vient se déverser entier sur un
coin de gueule
lesquelles


 

lundi 30 septembre 2013

Text-urée # 2




 
dans la bouche les dents comme des bornes où ne pas s'arrêter
les cellules se délitent mortes se dépiautent ce qui mord de vie
grêle et veines apparents s'échappent en réchappent fixement
s'arrêter à si peu
s'arrêter d'autant pour suivre du doigt enfoncer profondément
le poing dans l'entaille du visage la main jusqu'aux entrailles
suivre du doigt fouiller fouailler la dépose
il n'y a rien à voir
à fleur de pierre à feuille de peau crête à gravir dire en silence
il ne reste rien qui ne soit millénaire
toucher les graines suivre les nervures en dedans et en dehors
s'ensuivre les grains  toucher les nerfs en dedans et au dehors

comment s'accompagne
               comme on s'accompagne
 

 

dimanche 29 septembre 2013

Text-urée # 1



dépose comme au fond d'une boîte sans couvercle ni fond

luxuriance d'avant mort les branches si chargées tombent et
                                                                                          baignent
vertes dessus noires décomposées à la surface de la mare noire
il n'y a rien à voir dessous
la boîte sans fond ne retient et ça se sauve dessus dessous
la boîte noire ne retient rien et ça se suave dessus dessous
il n'y a rien qui ne se vaille que sur le coup tendu passe déjà
les branches sont si chargées que ça baigne dans la bouche
une sensation ferrugineuse sur les dents de la langue feuille
il n'y a rien à voir dessus
séparer c'est articuler comme prendre chacune des particules

décompose les nervures et les nerfs sans couvercle ni fond


l'automne effeuille
                           sa parole