mercredi 12 novembre 2014

lundi 10 novembre 2014

Delete air




en ces moments, et aux autres
il avait toujours la forme
la forme plate d'une enveloppe
dans laquelle se repliaient des mots
des mots noirs sur blancs à glisser
dans des boites vertes ou blanches
à glisser dans le format de boites
noires normées d'il ne sait trop où
- expédition sans destination -
la norme la forme de s'arranger avec
et avec l'espace libre entre les deux
et avec l'espace libre à l'intérieur



 

samedi 8 novembre 2014

De la dalle




L'inondation confirmait ce qu'il savait     déjà
la dalle sur laquelle tout reposait
s'inclinait vers la porte d'entrée   ou de sortie




vendredi 7 novembre 2014

Sais-tu si ne rien




une vaste salle vide
la place palpitante      des pas d'enfants
si s'encombre       que ne coule
si n'encombre       que découle

le monde à l'intérieur        le monde intérieur
une pente douce           luminescence liquide
l'antériorité décidée décédée      aux ciseaux
découper les ponts             créneaux-niveau
mouvements concert à marée sans arrière
les ponts coupés                     passer dessus

les plaies mobiles                  figés dans le courant
éparpillés dans la salle           étalent étale et solde
le marché de la place dans la salle où       se coule
les parois chemin sinusoïdal insinuent
au sol      les sédiments
le sol solide de la vase passé trois temps

danse d'enfant                         l'allongement
la peau des murs exfoliant       des cellules
les regards de fonte barrés      leur érosion
sur les fonds de la terre
ce qui dort          ce que le jour ne lève pas
ne plus soulever               du doigt les yeux

sur autour             les signets marquent
les crus                 le croire         passé
le cru                   les loisirs du débordement
comme des petites griffes
jusqu'aux petites grilles
le tirant du présent gîtant dans son précédent

la salle caniveau à voûte le dos les murs
le cœur valve et les gestes vanne
en dedans âge épur
les veines distillat
l'effort te reste         l'eau terrain
habiter            si ne proche
le vaste corps         si        ne rien





 texte paru de prime dans la revue Ce Qui Reste ce vendredi 31 octobre



 

jeudi 6 novembre 2014

Des grands froids




il aurait voulu être artiste de rue
n'était qu'artiste dans l'âme
n'ayant su s'expulser soi-même
s'en trouvait ainsi à la rue
se jetant un grand froid



Important



 
sillonner la côte
le sillon de la côte

ce que          vit

pieds-mains-bouches

ce que          vie

et son syndrome



 

mercredi 5 novembre 2014

Des limites





Sur mer ferme
ou terre fermée
au stoïcisme des bouées
courant de l'une
courant sur l'autre
où ni à l'un
ni de l'autre
malgré n'être     et bien 
un maillot mouillé
d'une ligne multiple
 



mardi 4 novembre 2014

Du noeud





 
un sac d'emmêles
un mouillage venant
une paume à caler
une encombre de brûlures
un serpent que l'on meut
une petite naissance en -re
 


 

lundi 3 novembre 2014

Des cadres






à l'armature
sel et vent
au passage
le vide
siffle et le chant
aux ailes vacant
un jour être
dès l'heure