on s'appelle s'entend mieux se dit moins je t'aime moins
qu'on embrasse nos femmes nos gosses de ce que j'en sais rien ça n'a
pas changé enfin ça le reste le tanin le dépôt de pâte la levure
la bouche-champignon rincée au fongicide a fait grincer les étages
gris jusqu'au jaune foie les portes qui claquent des dents t'en
reviens même à assurer mes questions rassurer du moi de moi en
reviens même à ne pas jouer mon père on s'entend lequel on
s'appelle tu me dis suis sorti dis-moi t'en es sorti dix minutes de
l'heure même clope même endroit à causer des revers et des vestes
le costume du jour dans sa robe météo logique logés à la presque
même enseigne y'a pas vraiment de pignon sur rue tant qu'y a les rus
qui courent on peut bien boire de l'eau tant qu'à voir la paix des
chiens avoir la paix des chiens des pets dans l'air on peut se passer
d'autres choses à autres choses entre autre on se lève seul comme
des soleils mais comme lui c'est toujours bien de pouvoir s'adosser
et pas qu'aux murs qu'aux dos aux murs c'est bien dans le noir qu'on
s'éclaire et le jour qu'on ne croit pas
mercredi 19 juin 2013
mardi 18 juin 2013
De la bascule des chevaux # 24
rentré repos sais pas comment entrer et ressortir la tête
convalescence de la folie tu n'étais que de passage comme nos chiens
dans la conversation tu lèves le voile de la brume matinale on sait
qu'elle tombe le soir pourtant rentré en soi mieux dehors le temps
la voix se réchauffe température du pavillon on s'entend mieux
t'écoutes tu t'écoutes martèles un peu en tête entêté et tu me racontes nos
discussions réédites radotes rabotes les dernières semaines renais
à toi-même à travers ta petite qui redonne vie sa vision fossettes
ta vie ta vision à travers ses yeux plus nets que ceux des culs de
bouteilles prêt à tronquer les cristaux de tranxène contre le
baclofène cure des cures sinécure de dernière chance de énième
chance énième combat les mains pleines cette fois pas que toi à
porter pas que toi à la porte qui cogne s'encogne se colle même
prêt à causer du temps la pluie la lourdeur la torpeur les autres
températures de la légèreté les chiens le jardin ce pinson
pérenne qui assista à toute la scène tu remontes dis tu remontes
dimanche 16 juin 2013
Inscrit
d'un côté
babilles et barbotages
l'âge
dans la côte droite
le ru de la fontaine
court
tout à l'heure
la côte
bâches et bains de sable
grains de présent
en siphon
et ce qui nage
ça
et le reste
ce qui reste
Des jeux de cerceaux
Les
enfants qui n'étaient pas les siens ont quitté le foyer qui n'en
était pas un. Ils étaient entrés sans frapper sans demander
l'accueil. La moitié encore des menottes plus que des mains les
autres déjà les poings aux poignets. Ils étaient entrés enfants
bouilles rondes et bruyantes. Chacun sa propre paire de menottes les
ongles plus ou moins sales le teint plus ou moins rose.
Ils se
sont étirés puis se sont tirés sans restes demander, en reste
quelques-uns qui ne vont pas tarder, qui retardent gentillement,
galamment, un seul et dernier indu au maître. Ils sont arrivés
enfants si peu vierges, déjà emplis, pleins pendant que beaucoup
les montrer vides, les accusant de quelque chose de moins en même
temps que d'autres choses de plus.
Ils
ont ou pas appris les leçons et s'appliquent d'eux-mêmes à la
leçon. Ils contournent chantournent déroulent déploient leur
immuable et il va rester sous le pont. L'eau courre à travers ses
rus. Ça n'était qu'un passage tapageur du couloir à la salle à
s'essayer de passer à travers la chaise qui mieux les connaît
qu'ils connaissent le mieux en même temps qu'ils la haïraient.
Ils
vont devenir un écho au dos de la porte en formica de l'armoire.
Bien alignés sur les trois photos qui le conservera. Si elle
pouvait parler mais sans dire elle raconte. Ils étaient près prêts
de ne pas l'être. Nous avions fini avec la Grande Guerre ils se
préparaient à la leur, leur vraie. l'heure. de partir vers eux.
D'autres
arrivent on entend les pas ils sont à deux mois on entend. Et avant
tout plier il faut tout plier déplacer déplier le nouveau moule à
cul pour laisser mieux les crânes grandir. Avec les anciens bras,
ceux qui saluent. Orchestrer pour le nouveau chœur. Avec leur
nouveaux bruits leurs nouveaux pas leurs nouvelles voix. Et ses cris
sourds.
Les
enfants qui n'étaient pas les siens ont quitté le foyer qui n'en
était pas un. Trop grands pour le cerceau ils partent à d'autres cercles. D'autres arrivent on entend les pas. Les enfants sont
partis qui n'ont pas dit au revoir. Les mains pleines les casiers sont vides. Les enfants sont partis qui
diront bonjour d'autre fois. Les enfants sont partis ça n'en était plus. Au revoir à vous.
lundi 10 juin 2013
Du temps mort
j'ai claqué un peu de repos entre les
pages
ouvertes d'un livre
de la poussière de mots soulevés
une poésie prit vie tant que j'étais
mort
au temps
qui persiste encore
dimanche 9 juin 2013
jeudi 6 juin 2013
Du plumage
Il s'est fait plumer les mots de la
bouche. C'est arrivé avec beaucoup moins de tapage qu'il en avait
été gavé greffé griffé, les entrailles de la tête vidées sans
semonce ni douleur. Restait une carcasse carnée et creuse la langue
sur l'ongle et l'ergot coupé qui pendait comme une breloque. Le
langage s'ancre en dedans et s'encre dehors en combat de coqs puis
sors indolore. Puis on reste nu corps faisandé.
mardi 4 juin 2013
De la bascule des chevaux # 23
je soulève la page blanche du jour par le coin de l’œil elle
porte les traces des ratures des jours passés les ampoules des
efforts intestinaux les rides de la fatigue les plaies roses des
brûlures en réhabilitations et le ciel se chiffonne la terre a du
mal mais la terre résorbe comme un nouveau jour on est assis sur la
veille balançant d'une fesse à l'autre angoisseux de la force de ce
qui veut sortir angoissé de se dresser vers ce qui arrive mais pas
les vers encore pas les vers cette fois encore je t'ai laissé
respirer je reprends mon souffle aussi quoiqu'on ait pas exactement
le même air pourtant les deux redeviennent réguliers reviennent
réguliers prendre donner avoir du temps plutôt que des avoirs de
temps à ne plus dépenser au trop tard et le ciel se chiffonne mais
on ne le jette pas conserver garder partager à qui mieux mieux à
qui mieux peut pour s'aider et ça vaut le coup dans la gueule du
moment qu'on tend le cou qu'on arrive à tendre toujours un peu le
cou entre les épaules rentrées même les printemps tardifs
démarrent
lundi 3 juin 2013
De la résistance des plats
À écrire sur le pouce, il ne fait que
taire spontanément la fringale. Mais pour attaquer un véritable
plat avec toute la consistance que cela demande, il lui fallait
d'abord se préparer l'estomac. Et un jour, il trouverait peut-être
le couteau adéquat pour enfin se mettre à tailler convenablement la
pièce. Situation incongrue de s'ouvrir le
ventre pour pouvoir un jour déboutonner le pantalon.
En somme,
il faudrait savoir se vider pour atteindre la satiété...
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