lundi 20 mai 2013

De la bascule des chevaux # 17



 
tu soulèves ta bouteille comme si elle contenait la vie la vie comme un long fleuve tranquille sertie dans une bouteille tu lèves ta vie comme on se cache derrière une vitre tu refuses d'affronter les morts la mort et tu brandis la tienne fier sertie dans sa bouteille ce n'est que se laisser porter par un courant absent en regardant au dehors la pluie qui tombe et crée le véritable courant qu'on suit laisse filer combat contre-carre assurer assumer sa barre elle est là ta souffrance elle est là comme celle des autres elle est dans ta contradiction la souffrance ce n'est rien d'autre que de la contradiction ce que j'en sais ce que j'en sais rien comme de la vie on ne fait que des sauts de puces ces balançoires désossées d'un cimetière à un autre jardin pour un autre rire une autre joie une autre peine et est-ce que ça vaut le coup ce n'est que des sauts de puces je le referai on avance à petits pas deux pas en avant un en arrière on gère digère on oublie rien et tout passe je le referai avec des morceaux de fracasse des bouts de carcasse tout sur lequel on appuie et qui avancent et qui avancent par sauts de puce du bout du pouce à bout de bras


 

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