dimanche 22 avril 2012

Des dents du lion

C'est encore une boursouflure dans l'obscurité, les crinières sont encore tapies en bouton. Pourtant déjà, déjà. Les crocs sont plantés en terre. Longues dents avides se maintenant au sol. Indécelables, indéscellables. La morsure indolore les tient à la vie, et d'une, véloce, se multiplie en meute.
Chaque matin attend pour éclore, une myriade de dents de lion jaunes et édentées.


- et je dis, humble, je ne suis qu'un autre pissenlit -

4 commentaires:

  1. La fleur affleure
    effeuille le feu
    à la fenêtre fleurie
    feinte, finaude
    finit par faire tapis
    fin fouillis frémissant

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  2. pourchasser la perfide
    la provocante pourfendre

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  3. fi, fi,
    feu frémis
    il n' y a que
    chienlit

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