lundi 28 octobre 2013

Front de mer




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c'est un front de mer un front qui ne porte rien, un front froncé de vagues, de leurs murmures. D'y être les siens ne s'apaisent pas ça pèse mais ils se confondent. Il n'y a pas de vrai silence le bruit bruissement grondement continu porté par le vent continu, un continuum d'espace dans un temps à marcher dans les traces disparues de la veille et du lendemain comme de marcher dans sa propre tête en dehors


de n'entendre plus vraiment d'être confus confondu cela calme s'apaise de ne plus savoir vraiment peser, de ne savoir si le bruit vient de l'intérieur ou du dehors. Il y a juste ce bruit et nul autre plus d'autre, même l'orage est au large est sans bruit distancé distancié, qu'une vue et l'esprit au large avec lui les nues en photophore l'esprit large bien moins auto-vore ou le corps entre estran et laisse délaisse du moins


partage et le retrait et l'écrasement lithophage l'impression la pression sur les arrondissements calcique ou calcaire. Que s'érode ? Des grains dans les reins arène à venir sable à s'enfuir. Le front de mer enlacé des bras de même de la même mer, des lacets d'eau délassés que ce soit d'autres par d'autres que ses propres bras ses propres mains qui n'ont plus à tenir car tenus déjà ténue déjà atténuée presque


il elle la mer retirée avait laissé dans les bâches ses yeux regarder le ciel qui voyait dans la terre des flaques de peau et de nuages. Le front de mer ne porte que lui-même, y confond s'y confond les bras à baigner les pieds le front en tête les vertèbres d'une colonne de terre qui n'en est pas qui est plus dure. L'absence des feuilles s'écrit avec le sel, chaque os à sa place se déplace à chaque jour rejoignent les bras le corps


la chair dans l’œil c'est ici que ça palpite tenter de nommer ce qui tape l'attente ce qui tape la tempe. Le front de mer s'apprécie mieux quand il est à l'extérieur de soi adjoint rejoint par le sien quand ni corps ni tête ni queue ne font la distinction. C'est un front de mer qui ne porte rien qui ne se supporte et mal à mal, un front froncé des murmures qui ne s'absentent pas et qui clapotent clappent tapent obstinément le front le front le front sa mère
 
  


2 commentaires:

  1. les mots en vagues frontales
    sans avis de tempête
    juste la vie...

    (à renouveler... juste mon avis :) )

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  2. juste la vie
    et sa migraine


    (m'aurai étonné que tu n'en veuilles plus ! ;) A voir, à venir, les bons hasards...)

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