Jusqu'où portent les mots, jamais bien loin
D'où partent les mots, jamais de très loin
Dedans, derrière, d'avant soi, à l'avant
Combien seront les mots
toujours moins que de maux et vaux
Pour d'instants, ils disent, ils se disent
et nous sommes là, et c'est certain
et toi aussi tu repousses et tu dis
nous dis nous sommes aussi
chaque jour tu te dis et qu'importe
N'importe à en pousser la porte
du moment que tu nous portes
et quand bien même si tu nous tues
tu porteras le silence
et nous hourderons, dix ans
encore s'il faut un retour
Tu porteras ces mondes
les dedans les dehors les unissons
Alors d'instants, réguliers
en métronomes nous sortons
portons partons d'ailleurs en ailleurs
vides, vidés, videurs plein pleinement
en plaine en phrases emphase aussi
et assurons, tu es là et sans même théâtre
tu apprends la danse...
dimanche 4 mars 2012
samedi 3 mars 2012
Nulle part
Nulle part se rendre sans être poursuivi,
Nul rivage baiser sans la pression des lèvres,
Nul endroit arpenter sans l'image spectrale
D'un fantôme charnel nullement dissolu.
Si l'on se perd, on s'est perdu :
On sait perdu les âges nus
Où l'on entend les pas perdus.
Nulle part le rendre, le poids de la nausée,
Nul paysage rêver sans embrasser les dunes,
Nul envers retourner sans en miroir pâlir
D'un sourire effacé, d'une âme résolue.
Si l'on se perd, on s'est perdu :
On sait perdu les âges nus
Où l'on entend les pas perdus.
Nulle part les rendre, les mots, la paix, les armes,
Nul présage mentir sans l'illusion du son,
Nul revers essuyer sans que brille l'absence
D'un billet mal écrit de maux infirmes et vides.
Si l'on se perd, on s'est perdu :
On sait perdu les âges nus
Où l'on entend les pas perdus.
Nulle part à rendre, quand il ne reste rien,
Nul visage franchir d'une geste inverse,
Nul détroit charpenté sans robe des marées
Décolorées, grisées d'un mutisme salin.
Si l'on se perd, on s'est perdu :
On sait perdu les âges nus
Où l'on entend les pas perdus.
Nul rivage baiser sans la pression des lèvres,
Nul endroit arpenter sans l'image spectrale
D'un fantôme charnel nullement dissolu.
Si l'on se perd, on s'est perdu :
On sait perdu les âges nus
Où l'on entend les pas perdus.
Nulle part le rendre, le poids de la nausée,
Nul paysage rêver sans embrasser les dunes,
Nul envers retourner sans en miroir pâlir
D'un sourire effacé, d'une âme résolue.
Si l'on se perd, on s'est perdu :
On sait perdu les âges nus
Où l'on entend les pas perdus.
Nulle part les rendre, les mots, la paix, les armes,
Nul présage mentir sans l'illusion du son,
Nul revers essuyer sans que brille l'absence
D'un billet mal écrit de maux infirmes et vides.
Si l'on se perd, on s'est perdu :
On sait perdu les âges nus
Où l'on entend les pas perdus.
Nulle part à rendre, quand il ne reste rien,
Nul visage franchir d'une geste inverse,
Nul détroit charpenté sans robe des marées
Décolorées, grisées d'un mutisme salin.
Si l'on se perd, on s'est perdu :
On sait perdu les âges nus
Où l'on entend les pas perdus.
D'en devenir
Nous sommes d'abord ce que l'on fait de nous, à nous ensuite de faire notre réel, dépasser de son intelligence le simple fantasme afin d'être plus que passif.
vendredi 2 mars 2012
Du sommeil
Comment t'en vouloir, après tout, tu dormais. Après tout tu dormais, près de nous, du sommeil juste. Après tout tu dormais même râlant. Que tes lèvres décochent cette tétine obstinément, qu'en puis-tu ? C'est ta voix qui la réclame, ton esprit dort, enfoui dans ce berceau. Et chaque heure volontaire cette voix réclame, ces lèvres se jouent de moi. Et chaque heure de mon berceau je me décoche au tien relier ces rebellions à ce caoutchouc qui remporte bien plus de réconfort que mon corps.
Comprendre la relativité du temps. Longue nuit nerveuse, repos sporadique, voire spolié, pourtant en corps encore si courte.
Comment t'en vouloir, après tout tu dormais, dans ce décor calibré, cette chambre chaude et abritée de l'inquiet du dehors. Et après, tu souriais quand enfin au jour les yeux de la maison se sont éclairés. Malgré tout, j'en voudrai, sûr, encore un peu, du sommeil.
Comprendre la relativité du temps. Longue nuit nerveuse, repos sporadique, voire spolié, pourtant en corps encore si courte.
Comment t'en vouloir, après tout tu dormais, dans ce décor calibré, cette chambre chaude et abritée de l'inquiet du dehors. Et après, tu souriais quand enfin au jour les yeux de la maison se sont éclairés. Malgré tout, j'en voudrai, sûr, encore un peu, du sommeil.
Du partage
Il faut vivre pour soi. Soi prend tellement plus d'ampleur et d'intérêt avec un(e) autre...
Programme sylvain
Étirer les bras, perdre quelques feuilles, porter son ombre, balancer au vent, regarder au loin, s'abreuver de la terre, puis surtout, abriter son monde...
jeudi 1 mars 2012
De la cueillette : Des choses de...
Il est aussi vain d'idéaliser les racines que d'aduler les avancées. Il est nécessaire de comprendre l'essence, car rester à la surface n'empêche pas de toucher le fond.
Du serrement
Les serrements sont nos battements
le serment d'être en vie encore
le serment d'autres songes à venir
sur le souvenir de cœurs serrés
le serment d'être en vie encore
le serment d'autres songes à venir
sur le souvenir de cœurs serrés
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